[Infographie] Les blogueuses vous racontent les moments forts de leur vie autour du minimalisme

Les moments forts du minimalisme

La prise de conscience sur notre société de consommation tient parfois à un petit événement : la lecture d’un livre pris au hasard, une phrase entendue au détour d’une conversation, une envie soudaine d’organiser enfin notre vie… Et de ce moment découle un cheminement de pensées, des découvertes, et des moments forts qu’on n’oubliera jamais.

J’ai vécu des moments forts autour du minimalisme, et j’étais sure que c’était aussi le cas pour les autres filles qui ont un blog sur le sujet. Alors, je leur ai demandé “ces moments forts forts qu’elles ont vécu autour du minimalisme”, et elles ont toutes été très gentilles de m’avoir racontée les leurs. A la fin de cet article, j’ai fait une infographie où j’ai regroupé les phrases que j’ai aimé dans les témoignages ^^

Je vous raconte mes moments forts?

Mes moments forts autour du minimalisme

C’est par un pur hasard que ma sœur a acheté “L’art de la simplicité” de Dominique Loreau, et qu’elle l’a oublié chez moi pendant un moment. La lecture de ce livre a été pour moi comme une révélation et un retour à ce que j’avais vécu dans mon enfance, à Madagascar, période où la société de consommation n’était pas aussi forte qu’aujourd’hui.

Un des grands moments que j’ai vécu, c’était quand on a fini de se débarrasser du contenu de notre cave. C’était plusieurs jours de travail, dans un sous-sol sombre de notre ancien appartement à Paris. On savait bien que notre cave était remplie, mais remplie de quoi au juste? On ne savait même pas. Si vous commencez à ne plus savoir ce que vous avez, alors il est peut-être temps de désencombrer 😉

J’aime beaucoup aussi ces longues heures de discussion que j’avais avec ma cousine sur le sujet. On se racontait nos découvertes et nos désencombrements, nos bons plans pour avoir des objets de qualité… Un sujet passionnant qui a abouti à l’ouverture de ce blog, car je voulais garder une trace de ce que j’ai fait et de ce que j’ai parcouru. Le minimalisme m’a permis de comprendre que j’avais déjà l’essentiel pour être heureuse, et en fait, nous n’avons pas besoin de beaucoup de choses pour l’être, mais la société de consommation nous fait croire qu’on est imparfait, qu’on ne sera jamais complètement heureux si on n’a pas acquit tout ces gadgets. Et le pire, c’est qu’aveuglé, on arrive à y croire…

Et vous voulez voir les autres témoignages? Ci-dessous les réponses des autres blogueuses que je suis. Merci les filles pour ce généreux partage 🙂

Les mots de Clémentine :

“L’envie de minimalisme chez moi a toujours été assez paradoxale. J’adore à la fois les intérieurs zens et les intérieurs bohèmes. Difficile à concilier… C’est pour des raisons pratiques que j’ai fini par choisir le minimalisme.

Notre premier moment fort de minimalisme fut lorsque nous avons décidé de vivre une aventure par semaine, au minimum. Il s’agissait de sortir dans la nature lorsque la météo le permettait, et découvrir un endroit que nous ne connaissions pas ou de visiter un musée, par exemple, en cas de pluie. Pour prendre le temps pour ces aventures, nous devions simplifier notre quotidien. Et donc éliminer tout un tas de bazar qui ne nous servait pas.
Quelques mois plus tard, j’organisais le premier de mes challenges Minimalisme et Zéro déchets sur mon blog. Ce fut le deuxième moment fort, associé à la lecture du livre Zéro Déchet de Béa Johnson. Cette lecture, associé à celles que j’avais pu faire sur le site de Joanne Tatham m’ont permis de vraiment prendre les choses en main. Ce fut à cette occasion des cartons et des cartons d’objets qui sont sortis de chez nous.

Après plus d’un an, je ressens de nouveau le besoin de trier. Je pense que nous sommes dans notre 3ème moment fort. Mon Amoureux, avec le temps, se sépare plus facilement des ses objets inutiles. De mon côté, j’ai pris conscience de tout un tas de bric à brac que je ne voyais plus, et que je n’avais pas pensé à éliminer lors de notre premier grand tri. Même Petit Lutin accepte petit à petit de trier ses affaires, à partir du moment où il les offre à un enfant qu’il connaît.

Je souhaite avancer encore plus vers le minimalisme, la sobriété heureuse. Je souhaite associer cela à l’écologie et à la réduction des déchets. J’imagine souvent notre maison de rêve, petite, toute petite, dans la montagne, sobre, en bois… et avec très peu d’objets dedans !”

Les mots de Judith :

“J’ai découvert le minimalisme lorsque j’ai commencé à vouloir mieux organiser ma vie de maman. C’est à ce moment clé que j’ai décidé de créer le blog Maman s’organise. A l’heure actuelle, les femmes cumulent de nombreux rôles très prenants : souvent mère, épouse, amie, femme active et femme tout court, nous désirons plus que tout nous épanouir pleinement dans chacun de ces rôles. Et je ne fais pas exception à la règle ! C’est ainsi qu’il m’est vite apparu que se concentrer sur l’essentiel était la solution pour me permettre de combiner ces différents rôles tout en restant proches de mes aspirations profondes. Cette prise de conscience m’a permis de considérablement simplifier ma vie en conscience. Je suis passée par plusieurs étapes vers un objectif de simplicité en nourrissant chaque fois des besoins bien précis en moi. Ces étapes se sont concrétisées par un allègement de ma maison, de mes armoires et principalement de ma garde-robe et des articles de puériculture, mais aussi un allègement de mon agenda, de mon horaire professionnel, de mes habitudes de consommation, etc.

En revanche, si je peux compter mes vrais amis sur les doigts de mes deux mains, je n’ai pas le coeur de faire le tri dans mes copines, voire même de mes relations plus superficielles. Même si je suis d’un naturel calme et introverti, je prends beaucoup de plaisir à discuter de choses et d’autres avec toutes les personnes que je rencontre sur mon chemin lorsque nous avons un intérêt commun. Même un simple sourire me remplit de joie !

Constater qu’il était possible de simplifier ma vie tout en la rendant plus savoureuse car plus sereine fût pour moi un moment fort, un énorme soulagement et une grande satisfaction. Aujourd’hui, j’ai une vie bien plus riche, plus libre et plus intense qu’avant simplement parce que je suis plus proche de ce qui est vraiment important pour moi. Cela est un des nombreux bénéfices du minimalisme.”

Son blog : Maman s’organise

Les mots de Maéva :

“Depuis que j’ai créé mon blog sur le minimalisme, je me sens plus proche de mes amis et ma famille.

Mon plus grand bonheur est de voir mes amis “choper” le virus de la dématérialisation et du tri, de les voir en “transe” quand ils font le vide chez eux et de saisir toute la satisfaction que ce changement de vie leur apporte. J’ai également l’impression qu’on est plus intimes. On parle de nos affaires, de nos reliques, de nos maisons, de la façon dont on organise notre vie. Du coup, on parle beaucoup plus de nous, de cet aspect intime qui est là où nous vivons. C’est une porte ouverte sur leur âme. Et ce sujet délie les langues ! C’est génial, j’ai l’impression d’être une petite souris et de pénétrer leurs placards… et leurs esprits.

L’autre jour, je vois mes beaux-parents qui ont fait le grand ménage chez eux. Ils sont très contents du résultat et adorent donner sans rien espérer en retour. Alors qu’avant, ils préféraient vendre leurs affaires ou les entasser dans leurs placards. Une amie va devenir propriétaire suite à mes conseils, ce qui m’a beaucoup touchée. Elle n’arrivait pas à se décider.

C’est aussi et surtout ça, pour moi, le minimalisme : vivre à fond l’instant présent, profiter de chaque instant, de chaque heure qui passe, ne plus vivre dans le passé, dans ses souvenirs, et ne plus idéaliser l’avenir, dans des rêves impossibles. Non, le présent est tout ce qui compte.”

Son blog : La cabane de Moe

Les mots de Aémi :

“Le gros de mon désencombrement c’était il y a 2/3 ans, et je crois que le moment le plus fort, ça a été la découverte de l’infini!!! Cette impression que jamais ça ne sera fini, que plus on va amener des cartons à emmaüs, plus on dirait que les objets apparaissent comme d’une corne d’abondance! Et donc, l’endurance!!! Car il faut tenir bon, mais je crois qu’il n’est pas possible de ne pas tenir bon, que l’envie de vide est plus forte que tout lorsqu’elle a surgi!!!

Peut être qu’un autre moment marquant, ça a été mon dernier déménagement, lorsque des amis sont venus avec leur camion et que nous avons réussi à tout caser dans un camion et deux voitures! J’étais fière de moi! ^_^”

Les mots de Julie :

“Je me suis intéressée au minimalisme suite à un ras de bol de la surconsommation, en même temps que mon déclic pour le mouvement zéro déchet, (grâce au livre de Béa Johnson Zero Waste Home), qui a été pour moi une ouverture sur le sujet du minimalisme. Ce déclic à eu lieu lors de mon déménagement, où j’avais envie de repartir un peu de zéro et de découvrir un autre style de vie, plus simple et réfléchi.

Un autre moment fort a été le fait de se débarrasser, littéralement de ces affaires superflu en mettant le tout dans un coin de la pièce. Le constat était effarant : tous ces bibelots qui prenaient de la place sans que je m’en rende compte, prenaient une place assez énorme. J’ai alors contacté Emmaus et l’équipe proche de chez moi à pu venir et récupérer tous les objets qui étaient prêt à servir à d’autre !

Pour terminer, ce n’est pas un moment fort en lui-même, mais le fait est que l’on ne cherche plus quelque chose chez soi car tout est à sa place, procure beaucoup de plaisir et de satisfaction. C’est un luxe facile à avoir que de pouvoir regarder son appartement avec sérénité !”

Les mots de Mathilde :

“Donc, moi j’ai découvert le minimalisme un peu par hasard. A la base, je faisais juste du tri dans ma penderie. Je cherchai à avoir une capsule wardrobe idéale, et un article après l’autre, je suis tombée sur les livres de Dominique Loreau et l’univers zéro déchet. Quand j’ai mis le pied dans le désencombrement, j’ai attaqué toutes les pièces en même temps, c’était la folie. Je me débarrassai d’objets dont je n’avais même plus connaissance de posséder.

J’ai eu un petit moment de passage à vide où j’ai recommencé à ré-encombrer car je ne m’étais pas encore assez “étudiée” pour savoir ce qui me convenait réellement et je suis donc retombée dans mes vices de surconsommation. Et puis après plusieurs mois dans ces diverses démarches, et un déménagement, j’ai décidé d’ouvrir mon blog. Surement la plus belle expérience de ma vie à ce jour car j’y ai fait de très belles rencontres (virtuelles et physiques).

Un autre moment important est surtout que j’ai appris à me connaitre. Je ne vois pas cette expérience comme du nombrilisme, mais j’ai appris à rencontrer l’inconnue que j’étais, j’ai fait des choix qui me correspondent (je suis “devenue” végétarienne quelques mois après avoir commencé cette démarche), j’ai fait le tri dans les relations toxiques, j’envisage une réorientation professionnelle… Bref j’ai choisi de faire ce qui me plait, même si ça ne plait pas aux autres.

Aujourd’hui, j’ai une liste de choses à faire avant de mourir qui est longue comme le bras et j’espère bien en réaliser le plus possible car je ne suis plus obnubilée par les biens matériels.”

Son blog : Chachou Minimaliste

Les mots de Eva :

“J’ai vécu deux moments forts dans ma vie de minimaliste : la prise de conscience du début, lorsque j’ai réalisé à quel point ma vie était encombrée autant matériellement que spirituellement, le déclencheur en fait. Ce jour où j’ai dit stop à l’encombrement et au désordre.

Le second moment fort que j’ai vécu est très récent, c’est l’aboutissement. Je suis enfin sereine, peut-être un peu moins control freak qu’avant, j’ai lâché prise. Mais ce n’est que pour citer les moments les plus importants et les plus significatifs. Quand on se tourne vers le minimalisme et la simplicité volontaire, il faut s’attendre à s’affronter soi-même, à affronter ses petites manies, ses travers, ses compulsions. Il y a souvent eu des rechutes. Je ne pense pas qu’on puisse basculer de bordélique à minimaliste en un mois ou pire en une journée comme le suggère Marie Kondo. A mon avis c’est un long voyage introspectif à faire.

C’est comme une thérapie. On ne guérit pas en deux jours quand on va chez le psy. Pour le minimalisme c’est pareil, il faut se laisser du temps. Comme on dit, ce n’est pas le bonheur qui compte, c’est le chemin pour y arriver.”

Son blog : Minimal Eva Bee

Les mots de Samantha :

“J’ai commencé le désencombrement chez moi suite à l’annonce en même temps du cancer de mon papa et du décès d’une amie très chère… Je me souviens avoir vidé, donné plus de 300 objets en un week-end, c’était vital, c’était comme si à chaque objet trié et vite donné (je mettais au fur et à mesure des photos sur un site de dons) je devenais de plus en plus forte pour aider mon papa et sourire aux enfants de mon amie…”

Son blog : Sha-Ne-No

Les mots de Séverine :

“Le premier déclic que j’ai eu, c’est quand j’ai lu le premier livre de Dominique Loreau…enceinte de mon 6ème enfant, croulant sous les objets, les jouets, les vêtements… Je me suis dit que c’est ça que je voulais par dessus tout: l’art de l’essentiel, de la simplicité. C’est ce que je suis, c’est ce que je n’ai jamais été d’autres sauf que la société à l’époque nous renvoyait une autre image, une image où la consommation était La façon d’exister (on ne parlait pas d’économie solidaire, de troc, de bio…c’était marginal).

Faire le tri a été libérateur, un sentiment de bien être à chaque chose qui quittait mon domicile ou que je ne remplaçais pas (obsolescence programmée, c’est pas mal pour faire du vide) et dont je me rendais compte que je n’avais pas besoin.

Le moment fort, c’est quand je suis arrivée à avoir la chambre que je souhaitais, je pourrais même dire les chambres : dans la mienne, il y a un lit (fait tous les matins avec de gros coussins dessus), un portant pour mes vêtements, un étagère avec quelques livres et une télé. Dans celles des garçons, il n’y a que les lits, une étagère, un portant pour leurs vêtements,un bureau, et un bac de jouet (figurines + cartes pokemon) sous leur lit. Dans la chambre des filles, il y a juste leurs lits, une étagère, un portant, un bureau…et quelques poupées et habits de poupée, des playmobils, des livres et quelques jeux de société dans un placard. Quand c’est rangé, c’est juste magique! Oui, parce que ce sont des enfants, et bien sûr, ce n’est pas toujours super bien rangé…mais en 15 minutes tout est ok.

Maintenant, je me dirige plus vers le beau, la qualité…c’est un autre chemin.

Mon appartement est très vivant de part la présence des enfants, ce n’est pas toujours super nickel, mais ce n’est plus comme cela pouvait être avant puisqu’il n’y pas de choses en trop et surtout que chaque chose a sa place.”

Son blog : Maman de tribu

 magie du minimalisme

Et vous, avez-vous vécu certains des moments forts racontés par les blogueuses, ou lesquels voudriez-vous vivre?