Vivre dans la simplicité, c’est … #4


Ça faisait longtemps – plus d’un an – que je n’avais pas écrit sur cette série, « Vivre dans la simplicité, c’est… ». Et pourtant il y a tellement de choses à dire encore.

Je vous en avais parlé sur ce blog et sur Facebook, j’ai participé à 2 reprises en ayant un stand à l’événement « La Fête de la Vie« . Le principe était de faire connaitre le minimalisme aux visiteurs de l’événement. A la question : « Connaissez-vous le minimalisme? » la plupart répondait « Non« , et j’expliquais que c’était l’art de vivre avec uniquement ce qui nous est essentiel dans la vie. J’attirais l’attention des gens en parlant directement des bienfaits du minimalisme, et je commençais toujours par ce que je trouve le plus important : « Avoir plus de temps ».

En fait, c’est un raisonnement assez simple : Si on a moins d’objets à s’occuper (ranger, nettoyer, réparer, entretenir…), nous aurons plus de temps pour autre chose.

Que celui ou celle qui n’a jamais dit à son enfant : « Attends, il faut je fasse le ménage/passe l’aspirateur/range le séjour, et après on jouera » lève la main 🙂

#4 Vivre dans la simplicité, c’est avoir du temps pour la famille et les amis

Il y a d’abord cet aspect mathématique du raisonnement :

Moins d’objets -> Moins de ménage -> Plus de temps

Pour quelqu’un dont le sujet est tout nouveau, ce raisonnement est très attirant. Et d’ailleurs, je vous l’avoue, c’était ma motivation principale à me mettre au minimalisme. Je me sentais débordée par tout le ménage à faire au quotidien, et ceci, même si j’habitais dans un appartement pas très grand, vu que j’habitais Paris. Je n’avais pas encore lu « Faire le ménage chez soi, Faire le ménage en soi » à l’époque, et je n’avais pas cette dimension philosophique du ménage dont parle Dominique Loreau dans le livre. Pour moi, le ménage, c’était une vraie corvée, quelque chose de pénible à faire et à laquelle je devais m’atteler tous les jours.

Je me suis donc mise au minimalisme dans l’espoir de ne plus passer beaucoup de temps à faire le ménage, et d’avoir du temps pour moi.

Mais finalement, ce que je récoltais, c’était beaucoup plus que ça.

En fait, quand on se met à désencombrer sa vie, quand on trie ses vêtements, quand on se pose des questions sur chaque objet possédé, quand on se sépare de tout ce qui est inutile autour de nous, mais aussi, quand on se pose des questions sur les véritables raisons de chacune de nos activités, ça nous fait beaucoup réfléchir sur notre vie.

Qu’est-ce qui m’est vraiment essentiel finalement? Qu’est-ce qui me fait vibrer et qui m’apporte de la joie?

J’ai remarqué que nous faisons et nous avons beaucoup de choses par automatisme, mais à bien y réfléchir, pourquoi les avons-nous? pourquoi les faisons-nous?

Commencer le chemin vers le minimalisme revient à se poser des questions sur ce qui nous rend vraiment heureux maintenant.

Avez-vous entendu parler du livre de Bronnie Ware, l’infirmière australienne qui a écrit un livre sur Les 5 regrets des personnes en fin de vie? Des réflexions du livre rejoint ce dont je voudrais dire dans cet article : « Ils n’ont pas vu leurs enfants grandir, et n’ont pas prêté assez d’attention à leur compagne » ou celui-ci « Beaucoup étaient tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé s’étioler des amitiés en or au fil des années. »

Alors je ne sais pas si c’est l’âge 😉 ou le fait d’entendre à tout bout de champs que nous sommes entourés de produits toxiques et que nous allons tous mourir du cancer d’ici quelques années, mais vivre dans la simplicité me permet plus d’apprécier les moments en famille et avec les amis (même si ce sont juste des échanges de messages). D’autant plus que les enfants grandissent très vite (mon ptiboudchou1 a passé pour la première fois une semaine à un peu moins de 200km de moi), et qu’il est très difficile avec la distance et les aléas de la vie de voir régulièrement les amis.

Le détachement au matériel nous fait rapprocher de l’humain, et c’est tant mieux dans ce monde qui devient de plus en plus superficiel.

Je n’ai pas envie d’avoir les mêmes regrets que ces personnes plus tard.

Et vous, avez-vous eu les mêmes sentiments que moi en cheminant vers le minimalisme?

Les autres articles de la série :

Vivre dans la simplicité, c’est reposant #1
Vivre dans la simplicité, c’est bon pour les enfants #2
Vivre dans la simplicité, c’est ne plus se comparer aux autres #3