Comment en finir avec les “au cas où…”

En finir avec les au cas où

Old things

Maintenant que je suis une maman au foyer à temps plein, je me suis fixée comme objectif de désencombrer au maximum notre maison, pour ne plus avoir à se soucier des tris quand je retournerai travailler. Ca, c’est la théorie. La pratique est toute autre, car toute maman au foyer apprentie minimaliste pourrait témoigner avec moi, que ce n’est pas si évident que ça.

Parce qu’un nouveau-né a besoin de beaucoup d’attention.
Parce que la vie quotidienne continue (repasser, faire le ménage, récupérer le ptiboudchou à l’école et le divertir, faire le bain des petits, cuisiner…)
Parce qu’on a besoin de se reposer aussi (ben oui, quand même!!!)

Alors une fois tout ça fini, on a enfin le temps de se consacrer au tri. Et là, on doit prendre plusieurs décisions à la minute : je garde? je donne? je jette? Et si pour certaines pièces, la réponse semble arriver naturellement, pour d’autres en revanche, on réponds souvent par “Je vais le garder au cas où…”. Et à la fin du tri, on se retrouve avec presque la même quantité d’objets qu’au début. Démoralisant. On peut trouver plusieurs raisons personnelles à ce “au cas où” et en surfant sur les blogs parlant de minimalisme, on trouve presque toujours la même solution à ce blocage en se disant : “Si on n’a pas utilisé un objet dans les 12 derniers mois, c’est qu’on peut s’en séparer”. Ca peut peut-être marcher pour certaines personnes, mais ça ne marche pas toujours pour moi. Oui, par expérience, je peux vous dire que ce n’est vraiment pas facile de se débarasser des objets comme ça. Alors je rajoute un peu plus de détails à cette phrase pour m’aider : “Si on n’a pas utilisé un objet dans les 12 derniers mois, et si on pense en avoir besoin dans un futur indeterminé (le fameux “au cas où…”), alors posons-nous la question si on peut facilement racheter cet objet sans difficulté (on connait d’emblée le magasin où on peut le trouver et que le prix n’est pas exorbitant), alors oui, on peut s’en séparer”.

Cette dernière phrase m’aide plus à me séparer des objets. Mardi dernier, en plus de ma table basse, je me suis débarrassée d’un meuble composé de 3 tiroirs aux encombrants. Il était plein de “au cas où” malgré mes années de tri. Quel soulagement de ne plus l’avoir. J’apprécie plus l’espace que je gagne en me débarrassant de ce meuble que le confort d’avoir des objets pour faire face à toutes les situations (situations principalement imaginaires finalement). Et ça, ça n’a pas de prix!

Crédit photo : Loretta  Humble

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Elsa - 17 février 2014 Reply

Quelle bonne idée ce petit complément de phrase ! Étant également dans une démarche de désencombrement depuis plusieurs mois, j’avoue que j’ai l’impression de stagner un peu ces temps-ci… En effet, après avoir passé toute une période à me débarrasser très facilement de nombreux objets, aujourd’hui prendre une décision me paraît plus difficile. Je pense qu’en prenant la fameuse “phrase des 12 mois” à votre façon, je pourrais à nouveau avancer. Merci !

    Mino - 18 février 2014 Reply

    Bonjour Elsa,
    Bon courage pour votre désencombrement.

aemi - 17 février 2014 Reply

tu as tout à fait raison, le au-cas-où c’est la plaie!!! c’est (entre autres) ce qui m’avait fait accumuler auparavant! Moi c’était plutôt ça que je me disais quand je faisais du tri: si c’est “au-cas-où”, je ne garde justement pas! Ne pas avoir de “au-cas-où”, ça fait travailler l’imagination quand on a besoin de quelque chose qu’on n’a pas! On fabrique, on bidouille, on fait avec ce qu’on a!
aemi

    Mino - 18 février 2014 Reply

    Waow, bravo si tu arrives à te débarrasser facilement de tes “au-cas-où”. Pour moi, ce n’est pas vraiment évident.

caroline - 17 février 2014 Reply

je suis presque totalement d’accord.
ce qui me gene c’est le “on racheté”; je crois que le but de faire le vide est de se passer des objets, si on racheté c’est que l’on peut pas s’en passer.
perso, je m’encombre souvent et suis une adepte du “ça peut toujours servir” . alors de temps en temps faut jeter , trier … parfois, je jette, je donne, je recycle des trucs et ça m’a eu manqué parfois …. dans ces cas là je ne racheté pas sauf si c’est vraiiiiiiment indispensable mais je garde à l’esprit d’être plus réfléchie la fois suivante. par exemple ? je suis accro au linge de maison, à la deco; il m’arrive d’acheter et de donner à mes frères et soeurs de la vaisselle, des serviettes eponge, un rideau de douche tout emballé… et puis apres le jour où j’ai besoin, je racheté . c’est l’achat idiot par excellence . j’aurais mieux fait de ne pas vider mes étagères !!!

    Mino - 18 février 2014 Reply

    Effectivement, il faut faire attention à ne pas jeter quelque chose qu’on est sûr d’avoir besoin dans un futur proche. L’idéal serait de pouvoir jeter les objets non utilisés dans l’immédiat, et se débrouiller autrement que d’acheter si un besoin se fait sentir.

      caroline - 18 février 2014 Reply

      les louer ? ce serait un bon concept !

        Mino - 20 février 2014 Reply

        Oh oui, ce serait bien de trouver un endroit où on peut facilement louer des objets du quotidien quand on en a besoin, exemple machine à raclette, machine à coudre… Peut-être que ça existe déjà, je n’ai pas fait de recherche

La Clamartoise - 28 avril 2015 Reply

Oui de tels sites internet existent. Voilà une page qui en résume certains : http://consocollaborative.com/1704-100-sites-de-consommation-collaborative.html
Je n’ai jamais eu a utiliser ce genre de service en ligne car j’emprunte a mes amis ou à la famille.

    Mino - 28 avril 2015 Reply

    Ah oui, je connais ce site, car j’aime beaucoup le concept de la consommation collaborative. Mais c’est vrai que pour le moment, j’arrive à me débrouiller avec les amis, la famille et les voisins!

Emilie - 26 novembre 2015 Reply

Merci beaucoup pour cette “petite phrase”, qui me confirme ce que je pensais ! Mais de la voir écrite noire sur blanc, ça change tout, et me (re)-donne l’envie de passer à l’action !
Et pour louer des objets, cela devient tendance, et des ressourceries / sites de location voient le jour. Par exemple, à Angers (où je vis actuellement), il y a l’Etabli (http://www.letabli.org/) qui permet de mettre à disposition des outils, appareils de petit électro-ménager dont on ne se sert pas souvent pour en faire profiter d’autres. L’avantage ? Je sais que ça rend service à d’autres, et je récupère de la place dans mes (peu nombreux) placards !
Merci beaucoup pour ces astuces en tout cas ! 🙂

    Mino - 26 novembre 2015 Reply

    Je suis ravie que ma petite phrase te redonne l’envie de passer à l’action, Emilie 🙂 Eh oui, il y a de plus en plus d’initiatives de consommation collaborative comme celui de louer des objets, dont tu parles, et c’est tant mieux pour nous, pour nos portefeuilles, pour nos maisons (moins encombrées donc) et pour l’environnement !
    Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂

Alek - 25 juillet 2016 Reply

en fait le tiroir “au cas où” ne devrait contenir que des bougies, des allumettes et une lampe torche avec ses piles!!
J’ai de la chance, j’ai toujours aimé vidé, et je n’aime pas faire rentrer des choses chez moi… Et bien, quand même, il y a encore des trucs qui doivent être vidés.
C’est fou…

    langlet - 19 août 2016 Reply

    Des bougies, des allumettes OU une lampe torche avec ses piles !!! Pourquoi garder les deux ?

Alek - 25 juillet 2016 Reply

aimé vider. Pardon!
je rajoute une grammaire dans le tiroir….

    Mino - 27 juillet 2016 Reply

    😀 Tant que tu as su corriger toi-même, je pense que tu n’auras pas besoin de la grammaire dans le tiroir 😉 ceci dit, j’ai l’impression que ma maison est vide et pourtant, pareil, j’ai toujours des choses qui trainent…

Mes 10 + 4 “nouvelles” raisons de ne pas faire les soldes – - 12 novembre 2018 Reply

[…] 3/J’ai traqué mes déchets pendant 2 ans, c’est pas pour remplir ma benne de  10 sacs de plus par an. Parce que j’achète des choses, qui vont finir au fond de mon placard, “au cas où”. D’ailleurs je t’invite à lire l’article de Maman Minimaliste ici […]

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