Vivre dans la simplicité, c’est … #2

Ce 2ème article de la série “Vivre dans la simplicité, c’est …” est mon préféré, car il parle des enfants. C’est aussi un peu la conclusion de mes lectures actuelles :
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#2 Vivre dans la simplicité, c’est bon pour les enfants

Simplicity Parenting

La lecture du livre “Simplicity parenting” de Kim John Payne m’a plus que convaincue sur le bienfait de vivre dans la simplicité au sein de la famille. Kim John Payne conseille et aide les familles sur la résolution de leurs problèmes et explique dans ce livre le pouvoir de la simplicité dans l’éducation des enfants. Malheureusement, ce livre n’est pas traduit en Français, – ce que je trouve vraiment dommage – , et je n’ai pas encore trouvé jusqu’ici un autre livre traitant du même sujet dans notre langue. Pour ceux qui parlent donc anglais, je le conseille vivement.

Au départ du livre, un constat : nos enfants sont sujets à un stress qui est beaucoup important que ce qu’ils sont censés avoir à leur niveau. Dans notre société où tout va relativement bien (pas de guerre, pas de famine, pas d’épidémie…), comment expliquer ce phénomène?

Kim John Payne appuie ses arguments par des exemples de familles qu’il a aidés. Il explique pourquoi le fait de vivre dans le trop plein de notre société perturbe nos enfants (trop de jouets, trop d’informations, trop de choix…).

Quand un enfant a trop de jouets, et vous l’avez peut-être remarqué comme moi, il y a des moments où il ne sait plus à quoi jouer (c’est comme nous, devant notre dressing plein de vêtements, et que nous ne savons plus quoi mettre). Quand mon ptiboudchou1 me dit qu’il s’ennuie, je réponds : “mais tu as plein de jouets dans ta chambre…”, mais je vois bien que ça ne résout pas son désarroi. Kim John Payne explique que l’enfant à ce moment a un sentiment d’être submergé par tous ses jouets, et ne les voit plus. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi il demande un nouveau jouet… Et c’est un cercle vicieux! Si on leur donne trop de jouets, ils n’auront qu’une envie pour plus tard : “Encore!”

Pour éviter que l’enfant entre dans cette spirale, il faut faire très attention aux publicités qui leur sont destinées. Que lui apprennent-elles au final? qu’il ne peut pas être heureux avec ce qu’il a maintenant, qu’il est le centre de l’univers et qu’il peut avoir tout tout de suite, et que acheter est important. Quid des valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants?

De plus, quand un enfant à trop de jouets, son attention est accaparée par le rythme de la venue de ces objets et il a moins de temps pour :

  • explorer le monde plus en profondeur (découvrir la nature, observer les animaux…),
  • explorer sa personnalité (ils ont besoin de temps pour être eux-mêmes, à travers les bons jeux et les interactions sociales),
  • être attentif à son bien-être.

Tout ceci ne veut pas dire qu’il ne faut plus acheter de jouets aux enfants. Mais plutôt de bien les choisir et d’en limiter le nombre, pour avoir plus de bienfaits qu’autre chose.

D’ailleurs, les jouets les plus simples sont toujours les plus efficaces, et ils ne présentent en général pas de date d’expiration comme le sont la plupart des jouets actuels qui ont un énorme potentiel mode qui change d’une année à l’autre. Les jouets simples ont également cet avantage de permettre à l’enfant de créer lui-même son imagination autour du jouet, plutôt que de le lui fournir sans efforts, et ainsi, d’attirer plus son attention.

Et c’est là où Maria Montessori, femme médecin qui a travaillé toute sa vie à l’élaboration d’une méthode pédagogique rejoint cette réflexion sur la simplicité.

Maria Montessori

Je lis plusieurs livres de et sur Maria Montessori actuellement, j’ai juste mis en avant ici “L’enfant” qui est pour moi la base de la compréhension de sa pensée.

Maria Montessori est née en 1870, mais ce qu’elle a observé sur les enfants est toujours d’actualité. L’efficacité de sa pédagogie a été maintes fois prouvé dans les pays anglo-saxons. En France, malgré une communauté dynamique autour de la pédagogie, elle n’est malheureusement pas reconnue par l’éducation nationale.

Sans entrer dans les détails de la pensée Montessori, ce que je voudrais souligner ici, ce sont quelques unes des règles qu’elles préconisent pour les activités, pour donc faciliter l’apprentissage des connaissances et de la vie aux enfants.

Les activités Montessori ont été créées pour isoler les difficultés. Il y a donc uniquement une difficulté par activité. Cela met l’enfant en confiance, lui permet de se concentrer sur un seul but, et de s’y perfectionner. Par cette règle, elle montre le bénéfice de la simplicité dans l’apprentissage. La simplicité de l’activité augmente l’intérêt de l’enfant pour celle-ci, et lui permet de le refaire autant de fois qu’il le souhaite. Une activité trop complexe peut dérouter l’enfant, et le but de l’apprentissage sera difficilement atteint.

Notons également l’importance du rangement dans les activités Montessori. Chaque activité doit être retrouvé et remis à sa place après utilisation.

Je parlerai plus en détail de chaque livre dans de prochains articles, car il y a encore beaucoup de choses à dire sur chacun d’eux. Je voulais juste ici mettre en lumière les bienfaits de la simplicité auprès de nos enfants.

Et vous, connaissez-vous ces livres? Qu’en pensez-vous concernant la simplicité pour les enfants?

Les autres articles de la série :

Vivre dans la simplicité, c’est reposant #1

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10 pistes pour enfin trouver la motivation de désencombrer | Maman Minimaliste - 3 décembre 2015 Reply

[…] sur une activité au lieu d’être distrait par tout ce qu’il y a autour d’eux. La pédagogie Montessori et le livre « Simplicity parenting » de Kim John Payne me guident dans cette […]

Nicolas de Efficacite-familiale.fr - 30 octobre 2016 Reply

Bonjour
super article qui me confirme dans mon “combat” pour essayer de convaincre mon épouse d’arrêter d’offrir des piles de cadeaux à chaque Noel ou à chaque anniversaire.

Nos placards sont bourrés de jouets auxquels les enfants n’ont joué qu’une seule fois. A part les vendeurs de jouet, c’est un vrai gachis pour tout le monde.

Amicalement Nicolas

    Mino - 1 novembre 2016 Reply

    Bon courage, Nicolas, dans ton combat 🙂
    Pas toujours facile de convaincre sa moitié pour un cheminement vers le minimalisme si elle-même n’a pas eu le déclic.

Eve - 12 novembre 2016 Reply

Noël qui approche me stresse (pas les préparatifs mais le lot de jouets qui va envahir la salle de jeux de mes filles !).
Je vais demander à notre entourage de leur offrir des fringues et des places pour des spectacles, elles adorent ça et passer du temps avec leurs papi-mamie, parrains, marraines, taties…
J’ai beau faire une liste de jouets souhaités, il y en a toujours plus et à 5 et 2 ans, mes enfants ont autant de jouets que le magasin du coin malgré mes séances de tri…
Je suis fan de Maria Montessori (dans le texte, pas forcément tous les ouvrages qui reprennent ses propos depuis quelques années), c’est vraiment d’actualité et accessible. 100 ans après les avoir écrit, c’est bluffant.
Je ne connais pas Kim John Payne mais il devrait me plaire. Merci de nous le faire découvrir.

    Mino - 14 novembre 2016 Reply

    Nous sommes pareil, Eve, Noël me stresse et je suis fan de Montessori aussi.
    J’essaie de faire un tri avec mon fils avant. J’ai l’impression que les choses en trop, il y en aura toujours. Et du coup, j’essaie de lui faire prendre conscience qu’il faut qu’il trie pour qu’il puisse s’adapter à cette situation plus tard. Mais les négociations ne sont pas toujours faciles 😀

Marianne Durand - 28 mars 2017 Reply

Bonjour,
Le livre Simplicity Parenting est traduit depuis 2014, c’est moi-même qui ai fait la traduction.
“Parents… tout simplement” aux Editions Triades.
Merci

    Mino - 28 mars 2017 Reply

    Bonjour Marianne,
    Merci pour cet information sur le blog. J’ai d’ailleurs acheté le livre en français, mais n’en ai pas encore parlé ici. Cet article date d’avant mon achat du livre 😉
    Très bon travail en tout cas, c’est un super livre 🙂

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