Vivre dans la simplicité, c’est … #3

Et voilà le 3è article de la série “Vivre dans la simplicité, c’est…”. Aujourd’hui je voudrais parler d’un sujet dont on n’est pas forcément conscient quand on se met au minimalisme.

#3 Vivre dans la simplicité, c’est ne plus se comparer aux autres

Mes premières années de salariée ont été les années où je dépensais le plus pour des futilités. C’était comme une libération par rapport au statut d’étudiant où je n’avais que 381€/mois de bourse pour vivre. Et croyez-moi, je m’en sortais plutôt bien : 124€ de loyer en cité U, mais recevant 25€ d’aide de la Caf, et le reste pour les transports et l’alimentation. Comme je ne sais pas trop cuisiner, je mangeais des choses très simples. Certains mois, j’arrivais même à faire 50€ d’économie. Ne me demandez pas comment, je ne sais plus…

Alors imaginez un vrai salaire qui venait cette fois tous les mois! Comme je gardais mes habitudes d’étudiante, je n’achetais pas forcément des objets de grande valeur, mais plus de petites choses pas vraiment utiles en grande quantité. C’était surtout le plaisir de se dire “Je peux me l’acheter”. Comme je lis beaucoup, je faisais une virée à la Fnac presque tous les samedis, j’habitais à côté, et en ressortais avec un livre.

A cette époque de la vie, on commence à s’installer, à équiper la maison. C’est comme si on avait pour mission de remplir la maison de choses dont sont équipées les autres maisons. Comme les amis sont au même stade que nous, on retrouve de nouvelles choses chez eux, qui va faire naître en nous l’envie de l’avoir chez nous également. Pendant des années, je pensais qu’il fallait que je m’achète un home cinéma, parce que tout le monde (ou presque…) en avait. C’était une envie d’être comme les autres. Un effet de groupe…

Et pourtant quand vient l’envie de simplifier son mode de vie, on se rend compte de ce qui nous rend nous vraiment heureux. En fait, je n’ai pas besoin d’un home cinéma. D’ailleurs, au final, je n’en ai jamais eu, et je m’en porte très bien. Parce que je sais que regarder un film avec un bon son dans mon canapé n’est finalement pas mon trip. Moi ce que j’aime, c’est lire un bon livre au lit (et en plus c’est moins cher ^^, et si on va à la bibliothèque, c’est gratuit 😉 ).

Pouvoir déterminer ce qui nous rend vraiment heureux nous aide à mieux cerner nos besoins. La société de consommation nous fait croire que nous vivrons mieux si nous achetons telle ou telle chose à la mode. Mais c’est complètement faux! Nous vivrons mieux avec si ça faisait partie de nos essentiels, mais dans tous les autres cas, ça fera juste une chose en plus à gérer (choix du modèle, achat, entretien…pfiou ça me fatigue, rien que d’y penser).

Et vous, avez-vous déjà acheté quelque chose seulement parce que vous l’aviez vu chez les autres et que vous l’aviez trouvé sympa sur le moment alors qu’il s’est avéré complètement inutile?

Les autres articles de la série :

Vivre dans la simplicité, c’est reposant #1
Vivre dans la simplicité, c’est bon pour les enfants #2

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Moe - 2 octobre 2015 Reply

Je me retrouve complètement dans ce billet. Il y a deux ans je suis devenue propriétaire. Depuis, je ne suis plus la seule de mes amis à avoir acheté et quand je vais chez les uns chez les autres j’avais toujours envie de les imiter. Mais ça, c’était avant. Par exemple, quand nous allions chez un ami qui avait tout rénové chez lui, je voulais faire la même chose quand je rentrais chez moi : acheter un parquet tout neuf, refaire le carrelage, acheter un beau canapé trois places, un bel appareil à raclette… et puis après coup chaque fois je me disais “à quoi bon”, ça ne sert à rien, c’est pas cela qui va nous rendre plus heureux, mais plutôt nous appauvrir. Donc aujourd’hui, j’ai adopté le “kufu”, je fais avec ce que nous avons. Si nous n’avons pas de parquet eh bien tant pis, quand nous aurons une maison et que nous y vivrons plus longtemps, nous investirons à ce moment-là. Du coup, ça me libère la tête et mes week-ends !

    Mino - 2 octobre 2015 Reply

    J’aime bien le “nous appauvrir” ^^ Je fais cependant attention à profiter aussi du moment présent, à avoir mes vraies besoins maintenant et non toujours dans le futur.

Lucile - 4 mars 2016 Reply

Article très intéressant. C’est vraie que l’influence des autres y est pour beaucoup dans l’encombrement de chacun.
“- Quoi ? t’a pas le dernier thermomix??”
Je me rappel de ma belle famille venu en vacance chez nous, ils avaient plus de vêtements dans leur valise que nous dans notre armoire.
Ma belle mère m’a dit ” Mais c’est tout ce que tu as ?”
Je lui ai répondus ” Mais c’est tout ce dont j’ai besoin”
Je trouve que la génération de nos parents fait vraiment partis des pires consommateurs. Ils ont toujours cette peur du manque comme l’avais nos grands-parents après la guerre. Vous n’avez pas l’impression que le minimaliste nous oblige à remettre en question notre éducation ?

    Mino - 4 mars 2016 Reply

    Ah oui, les questions innocentes des autres qui veulent dire “achète, achète”, lol. Sinon, ayant vécu à Madagascar, je n’ai pas la même expérience pour mes parents que toi. Mes parents n’étaient pas accumulateurs, mais nous avions des bibelots et ils ont gardé tous nos cahiers d’école. Ma mère ne les a jetés que tout récemment!

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