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31 juillet 2026Le far breton fait partie de ces desserts qu’on associe tout de suite à une cuisine de famille, à une table du dimanche et à un plat qui a fait ses preuves depuis des générations. Cette recette traditionnelle repose sur peu d’ingrédients, mais chacun compte : la farine, les œufs, le lait entier et, bien souvent, les pruneaux qui font toute la différence. Voici comment obtenir un far moelleux, sans grumeaux, avec la texture fondante qui fait la réputation de ce dessert breton.
Ingrédients pour un far breton authentique
Pour un far breton de grand-mère réussi, il faut compter environ 250 g de farine, 4 œufs entiers, 1 litre de lait entier, 200 g de sucre, 50 g de beurre salé fondu et une pincée de sel si le beurre n’est pas déjà salé. Les pruneaux, quand on choisit la version traditionnelle, se comptent entre 200 et 250 g, dénoyautés et éventuellement trempés dans du thé ou du rhum quelques heures avant.
Le lait entier n’est pas un détail : c’est lui qui donne au far sa texture fondante et son moelleux caractéristique. Un lait demi-écrémé donnera un résultat plus sec, moins riche en bouche. Le beurre salé, lui, apporte cette petite note qui rappelle immédiatement la cuisine bretonne et évite d’avoir un dessert trop sucré.
Recette pas à pas du far breton de grand-mère
Préparation de la pâte sans grumeaux
Dans un grand saladier, mélangez la farine et le sucre, puis creusez un puits au centre. Cassez-y les œufs un par un en fouettant à chaque ajout, toujours en partant du centre vers les bords. Cette méthode, héritée des vieilles habitudes de cuisine, évite la formation de grumeaux mieux qu’un simple mélange global.
Versez ensuite le lait entier tiède petit à petit, sans jamais s’arrêter de fouetter. Si des grumeaux apparaissent malgré tout, un coup de mixeur plongeant rattrape la situation sans problème. Incorporez enfin le beurre fondu refroidi : un beurre trop chaud aurait tendance à cuire légèrement les œufs et à casser la pâte lisse recherchée.
Laissez reposer la pâte au moins 30 minutes à température ambiante, voire une heure au réfrigérateur. Ce repos permet à la farine de bien s’hydrater et donne un far plus homogène à la cuisson.
Cuisson et astuces pour un far moelleux
Préchauffez le four à 180°C. Beurrez généreusement un moule (un plat à gratin ou un moule à manqué fait très bien l’affaire), répartissez les pruneaux au fond, puis versez la pâte par-dessus. Enfournez pour 45 à 50 minutes, en surveillant les 10 dernières minutes : le far doit être doré sur le dessus mais rester tremblotant au centre.
Une cuisson trop longue assèche le far et lui fait perdre son fondant. Le test du couteau planté au centre doit ressortir légèrement humide, pas complètement sec comme pour un gâteau classique.
Beaucoup de cuisiniers laissent le far au four jusqu’à ce qu’il soit ferme partout, comme un gâteau ordinaire. C’est justement l’inverse qu’il faut viser : un centre encore tremblotant à la sortie du four garantit la texture fondante recherchée, car le far continue de se raffermir en refroidissant.
Les secrets pour réussir la texture moelleuse

Le rapport entre le lait et les œufs conditionne directement le moelleux du far. Trop d’œufs donnent un résultat proche du flan, trop de farine assèche la pâte. Les proportions données plus haut ont été éprouvées pendant des décennies dans les cuisines bretonnes, et il vaut mieux ne pas trop s’en écarter au premier essai.
La température du four joue aussi un rôle : un four trop chaud fait gonfler puis retomber le far, en créant une croûte épaisse qui masque le fondant intérieur. Une cuisson douce et régulière, à 180°C, reste la valeur la plus fiable pour ce dessert.
Variantes : far nature ou aux pruneaux
Le far nature, sans pruneaux, met davantage en avant le goût du beurre salé et de la vanille qu’on peut ajouter à la pâte. Il convient bien aux enfants ou à ceux qui n’aiment pas les fruits secs dans un dessert. Le far aux pruneaux reste la version la plus répandue et la plus proche de la recette de grand-mère transmise de génération en génération.
Certaines familles remplacent les pruneaux par des raisins secs préalablement trempés dans du rhum, ou ajoutent des pommes coupées en dés. Ces variantes restent fidèles à l’esprit du far breton tout en apportant une touche personnelle à la recette traditionnelle.
| Version | Ajout principal | Temps de cuisson |
|---|---|---|
| Far nature | Vanille | 40 à 45 min |
| Far aux pruneaux | Pruneaux dénoyautés | 45 à 50 min |
| Far aux raisins | Raisins secs au rhum | 45 à 50 min |
Conservation et dégustation

Le far breton se conserve deux à trois jours à température ambiante, couvert d’un film alimentaire ou d’un torchon propre. Il peut aussi se garder au réfrigérateur, mais il faut le sortir un peu avant de le déguster pour retrouver toute sa texture fondante, car le froid a tendance à le raffermir davantage.
Pour la dégustation, le far se mange tiède ou froid, seul ou accompagné d’une boule de glace à la vanille. Beaucoup de familles bretonnes le servent aussi au goûter, coupé en parts généreuses, avec un café ou un thé pour prolonger ce moment de partage autour d’un dessert qui traverse les générations sans perdre de son charme.




