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Quand les grands-parents ne sont pas vraiment grands-parents : une relation familiale complexe

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Il est fréquent de nos jours de constater que les relations familiales peuvent être bien plus complexes qu’il y paraît. C’est le cas notamment lorsqu’un lien grand-parental n’est pas établi sur la base de liens biologiques ou juridiques, mais relève plutôt d’une intégration affective et sociale au sein de la famille. Comment conserver un équilibre familial stable dans de telles situations ? Quel rôle jouent alors ces « faux grands-parents » dans la vie des enfants et des parents concernés ?

Faux grands-parents : qui sont-ils ?

Les « faux grands-parents » sont des personnes qui assument un rôle de grand-parent auprès d’enfants avec lesquels ils n’ont pas de lien de filiation direct. Ils peuvent être des amis proches de la famille, des voisins, des membres de la communauté… Dans certains cas, il peut s’agir également de figures parentales remplacées, par exemple après un divorce ou une séparation.

Si la notion de « faux grands-parents » peut sembler quelque peu péjorative, il convient de souligner que leur présence dans la vie des enfants est souvent bénéfique, en offrant à ces derniers des modèles de vie supplémentaires et un soutien affectif et moral.

Raison d’être des faux grands-parents : combler un vide affectif et social

Dans certaines familles, l’éloignement géographique ou les mésententes entre les membres rendent difficile la création et le maintien de relations harmonieuses entre parents, enfants et grands-parents biologiques. Par conséquent, il peut être tentant pour les parents d’élargir leur cercle familial en faisant appel à des amis très proches ou à des connaissances pour assumer une partie des rôles et responsabilités habituellement dévolus aux grands-parents.

Il est également possible que certains grands-parents ne soient pas en mesure de remplir pleinement leur rôle pour des raisons de santé, professionnelles ou personnelles. Dans ces circonstances, la présence de « faux grands-parents » peut constituer un précieux soutien tant pour les parents que pour les enfants, permettant à chacun de trouver sa place dans la famille tout en bénéficiant d’un environnement affectif épanouissant.

Les liens affectifs avec les faux grands-parents

Les « faux grands-parents » sont souvent décrits comme étant particulièrement attentionnés et prévenants, sans exiger en retour autant d’engagement, de disponibilité et de loyauté que les grands-parents biologiques. Cette forme de générosité désintéressée qui caractérise les faux grands-parents peut conduire à l’établissement de liens affectifs forts avec les enfants qu’ils accompagnent, notamment lorsque ces derniers sont privés de l’affection de leurs vrais grands-parents.

Ces liens peuvent se traduire par une proximité quotidienne (comme le fait de partager les repas en famille), mais aussi par des moments privilégiés passés ensemble lors de sorties ou de week-ends en famille. Ces occasions sont autant d’opportunités pour les enfants de tisser des liens forts avec leurs « faux grands-parents » et de profiter de leur expérience et de leur savoir-faire.

Les limites de la relation avec les faux grands-parents : le respect des rôles et responsabilités de chacun

Il convient tout de même de rappeler qu’une relation privilégiée avec des grands-parents « de substitution » ne doit pas conduire à une déresponsabilisation des parents vis-à-vis de leurs propres rôles et responsabilités éducatives. De même, les grands-parents biologiques ou adoptifs doivent demeurer vigilants quant à leur positionnement vis-à-vis de ces « personnalités extérieures » qui s’immiscent peu à peu dans la vie familiale.

Maintenir l’équilibre familial

Pour préserver un équilibre familial au sein duquel chaque membre trouve sa place et où les rôles et responsabilités de chacun sont clairement définis, il est recommandé que les parents conservent leurs prérogatives éducatives tout en instaurant une collaboration intelligente et respectueuse avec les « faux grands-parents ».

Cette collaboration peut se traduire par une reconnaissance mutuelle du rôle spécifique de chacun/porte-parole/influence afin de veiller conjointement au bien-être et à l’épanouissement des enfants, notamment en sollicitant un membre de la famille pour la garde de l’enfant.

D’une autre part, il importe que les parents soient attentifs aux éventuels caprices ou comportements excessifs suscités par leurs enfants face à la présence de ces personnages familiaux complémentaires. Cette vigilance permettra d’éviter tout sentiment de rivalité ou de jalousie entre les grands-parents biologiques et les « faux grands-parents », en garantissant que chacun occupe une place unique et valorisante au sein du cercle familial.

faux grands-parents

Le nécessaire dialogue entre tous les acteurs concernés

Dans le contexte complexe de cette relation grand-parentale non-conventionnelle, un dialogue franc, honnête et bienveillant doit être instauré entre les parents et chaque partie prenante (grands-parents biologiques, adoptifs et « faux grands-parents ») pour définir ensemble les rôles, responsabilités et attentes de chacun.

Ce dialogue peut également constituer une occasion de discuter des valeurs et principes éducatifs qui guideront l’action de chaque intervenant auprès des enfants, afin de préserver leur bien-être et leur équilibre psychologique. En inscrivant les relations familiales dans une perspective de partage et de respect mutuel, il sera ainsi possible d’offrir aux enfants une pluralité de modèles de vie, enrichissants et porteurs de sens.

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Mélina